journal le trempeur

Ce que les gens pensent que je fais… et ce que je fais vraiment

On pense souvent que c’est simple.

Je prends un objet, je le plonge dans l’eau…
et le motif fait le reste.

Vu de l’extérieur, ça ressemble à ça.

Un geste rapide.
Un résultat immédiat.
Quelque chose de presque automatique.

Mais la réalité est différente.

On pense souvent que c’est simple…mais la realite est differente.

Ce que les gens imaginent

Un motif déjà prêt.
Une surface qui attend.
Un geste précis, maîtrisé du début à la fin.

Comme si tout était contrôlé.
Comme si le résultat était déjà décidé avant même de commencer.

Ce qui se passe vraiment

Avant même de tremper, il y a le travail invisible.

Je prépare l’objet.
Je nettoie, j’ajuste, je vérifie.

La surface doit être prête à recevoir.
Sinon, rien ne tient.

Ensuite, je prépare l’eau.
Le film, les couleurs, la tension.

Tout est en place… mais rien n’est encore joué.

Le moment où tout bascule

Le trempage.

Je plonge l’objet lentement.
Et à partir de là, quelque chose m’échappe.

Le motif se déforme.
Il s’étire, il se casse, il se recompose.

L’eau bouge.
Le mouvement décide.

Je peux guider.
Je peux anticiper.

Mais je ne peux pas tout contrôler.

Ce qu’on ne voit pas

Les essais.
Les pièces ratées.
Les moments où ça ne fonctionne pas.

Et parfois, les résultats inattendus.
Ceux qui n’étaient pas prévus… mais qui deviennent les meilleurs.

Ce que je fais vraiment

Je ne me contente pas de plonger un objet.

Je travaille avec quelque chose de vivant.
Quelque chose qui réagit, qui change, qui ne répète rien.

Chaque pièce est une rencontre.
Entre le geste… et l’instant.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *